De la déliquescence des normes Sociétales Françaises

à l'impérieuse restauration de l'honneur des Forces de l'ordre

 

Force est de constater en dépit des années écoulées, des lois votées et des condamnations coercitives prononcées que les diverses procédures pénales pour Outrages, Mise en danger d eal vie d’autrui, Rébellion et/ou Violences Volontaires sur dépositaires de l’autorité publique par-devant les juridictions répressives relèvent et objectivent de plus en plus des propos et / ou des attitudes à connotation menaçantes et attentatoires au devenir de l’Etat et de l’Ordre Républicain, dont les membres de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale sont les respectables représentants.

 

Par ces attitudes de dénigrement constant et / ou de formulations "guerrières" de certains de nos concitoyens, se trouve mis en exergue la farouche volonté de vouloir porter atteinte au fondement même de l’Etat Républicain et ce, alors même qu’au sein de la population française il est à souligner la bonne image des Policiers et des Gendarmes dans l’opinion.

 

Il est inquiétant de constater, de  plus en plus fréquemment, que dans le cadre de leur vie professionnelle ou encore parfois en dehors de celle-ci, les fonctionnaires de la Police Nationale et les militaires de la Gendarmerie Nationale, représentants de l’Ordre et de l’Etat, sont confrontés à des actes de malveillance et d’exclusion alors même qu’à l’instar de tout citoyen, ils exercent  une profession en conformité avec leur aspiration et de surcroît tentent par tous moyens de s’investir dans la vie de la cité.

 

De même il est à déplorer qu'une catégorie sectorielle de la population peu respectueuse des institutions étatiques en vient non seulement à insulter, dénigrer et à bafouer des hommes et des femmes qui par leur travail difficile, délicat assurent au quotidien l’Ordre Public, évitent la commission d’infractions pénales et mettent fin aux troubles sociétaires ; mais aussi n’hésite pas à faire montre de violences physiques et / ou verbales intolérables et inacceptables à l’endroit des Forces de l’Ordre.

 

Au surplus pour un panel représentatif de nos concitoyens qui ne pense qu’à brocarder la Police, le Policier ou le Gendarme n’est pas considéré comme un simple individu à part entière ; il n’existe que par rapport à une communauté, celle des représentants de l’Ordre, de la sécurité et de la tranquillité publique et, à ce titre, se trouve victime d’une forme de racisme lié à ce qu’il représente.

 

Ecœurés, dépités, blasés, fatigués, les discours et les sentiments au sein des Forces de l’Ordre sont, depuis nombres d’années, les mêmes dès lors qu’on évoque l’attitude d’une frange de nos concitoyens à l’égard des représentants de l’Etat et dans leur rapport avec l’Autorité.

 

A l’évidence, un double constat s’impose non seulement les Policiers et dans une moindre mesure les Gendarmes  sont devenus, pour reprendre une expression journalistique " les éboueurs de la société française " en ce qu’ils charrient des comportements et attitudes de nos concitoyens attentatoires à l’honneur de la Police et au respect du inéluctablement aux hommes et aux femmes composant ces nobles institutions ; mais qui plus est, ils servent de plus de plus de défouloir à une frange critique et nuisible de la composante sociétaire française mue par un seul désir celui " d'en découdre " avec la Loi et ses représentants et ce, dans un rapport de force où la délinquance pense, fort heureusement à tort,  l'emporter sur la légitime autorité.

 

Dès lors, il importe que la Justice de notre pays non seulement se montre drastique au niveau pénal à l’encontre des personnes qui n’ont que mépris, dédain, haine, lazzi et invectives pour ceux et celles qui ont pour mission d’assurer le maintien de l’Ordre Public et la sécurité publique ; mais aussi fasse montre de fermeté au  niveau civil à l’encontre de ces mêmes individus pour qu’au travers des dommages-intérêts alloués il soit ainsi démontré que toute atteinte à l’intégrité des fonctionnaires de Police et des militaires de la Gendarmerie ainsi que toute atteinte à l’honneur, à la respectabilité et à l’institution elle même engendre un légitime dédommagement.

 

Il est des infractions pénales subies et éprouvées par les représentants de l’Ordre et de l’Etat qui ne sauraient être banalisées ou déconsidérées et ce, motif pris que par les atteintes portées aux Policiers et aux Gendarmes, se trouve mis en exergue la réelle volonté de certains d’amoindrir le poids de l’Etat et donc son rôle sécuritaire et protecteur.

 

Un Etat de droit, comme l’est la République Française se différentie inéluctablement d’un Etat policier que d’ailleurs d’aucuns mettent en exergue en se drapant dans des oripeaux de libertés publiques ou d’atteintes à leurs droits élémentaires alors même qu’ils sont à la genèse de cette délinquance organisée, répétitive et déstructurante qui gangrène la société française et nos concitoyens.

 

Il est essentiel de rappeler que la Police d’un Etat Républicain n’effectue que sa mission régulatrice dès lors qu’elle coopère avec la Justice pour assurer le respect d’un Code Pénal démocratiquement adoptée et votée par la représentation nationale. Aussi, ne pas le comprendre ou feindre de ne pas l’appréhender, c’est en somme faire fi des exigences de notre société actuelle, de plus en plus réfractaire à une criminalité croissante, à des comportements indignes et manifestement inciviques de ceux ou celles qui entendent imposer leur loi, leur mode de pensée et leurs attitudes de rejet de toutes normes et règles communautaires.

 

Ainsi, en est-il de toutes les atteintes aux institutions étatiques qui, pour retrouver honneur, dignité et respect, se doivent d’entendre, de l’Autorité Judiciaire, tant une condamnation pénale drastique, qu’une condamnation civile efficace

 

 

 

                                                                                                            Gabriel Versini-Bullara

                                                                                                            Avocat au Barreau de Lyon

                                                                                                            juin 2002